Le trimoteur Do 24, qui reprenait la formule en vogue de
l'hydravion à aile parasol (une aile suspendue au-dessus
de l'avion par des mats), effectua son premier vol en juillet
1937 ; un accord de fabrication sous licence fut peu après
conclu avec les Hollandais. Un petit nombre de
Do 24K construits en Allemagne furent livrés à la Luftwaffe.
La production de l'appareil aux Pays-Bas se poursuivit après
l'invasion du pays par les Allemands ; elle fut également
assurée en France occupée par la CAMS.
Les Do 24 assurèrent principalement des missions de sauvetage
en mer (Do 24N-1), de reconnaissance maritime et de transport
(Do 24T-1 et T-2). Certains appareils parmi les 255 construits
terminèrent leur carrière au sein de la RAAF, de la force
aérienne suédoise, du service de sauvetage en mer espagnol
ou de la Marine française. À partir de juillet 1941, la France
fut contrainte de faire fabriquer par la SNCAN à Sartrouville
6 avions par mois. Elle en fabriqua au total 46 pour
la Luftwaffe. Après la libération, elle continua à en
fabriquer pour l'Aéronavale.
En plus de la Luftwaffe seule l'Espagne a reçu des Do 24.
L'Allemagne assiégée et son territopire s'amenuisant n'en ayant
plus besoin, 12 exemplaires furent livrés à l'Espagne à l'été
et en automne 1944. Convoyés d'Allemagne à Pollença (Majorque),
ils furent utilisés jusque dans les années 70 pour des missions
de reconnaissance et de sauvetage en Méditerranée et au-dessus
de l'Atlantique. Tous les avions existant encore font partie de ce lot.
Un seul exemplaire appartenant à l'unité de sauvetage
Seenotgruppe 81 rejoignit la Suède à partir de Nest en Poméranie
piloté par un mécanicien accompagné de sa fiancée fin
octobre 1944. La Suède l'acheta et le mit en oeuvre jusqu'en 1951.
Un autre Do 24, qui était parti de Windau le 9 mai 1945 et
avait rejoint la Suède fut remis à l'URSS avec son équipage
et les occupants fuyant les pays Baltes, ce qui avait povoqué
un tollé d'indignation en Suède à l'époque.
